GOOGLE le géant californien de l’internet censure la presse belge


Depuis ce vendredi 15 juillet, plus de trace de la presse francophone belge sur GOOGLE! Tapez "Le Soir", "La Libre", "La DH" ou encore "Le Jour", vous ne trouverez rien.

Tout ce que les lecteurs Wallons peuvent faire c’est inscrire l’adresse correcte de leur quotidien dans la barre du navigateur ou bien cliquer sur leurs "favoris" :( 

Les diverses rédactions vont sans doute proposer un système bis pour accéder à leurs pages. Autre solution: se rappeller que GOOGLE a des concurrents!

Comment GOOGLE en est-il venu à appliquer la censure? Il s’agit en fait d’un contentieux qui oppose le groupe Copiepresse au géant du référencement américain. Le grief concernait la mise à disposition non autorisée des articles de presse publiés par les journaux du groupe dans l’onglet "news" du moteur de recherche. C’est donc une question de droits d’auteur. Il y a deux mois la Cour d’Appel de Bruxelles à donné raison au plaignant, ordonnant dans sa sentence à GOOGLE de retirer les articles de presse de sa section "News".

GOOGLE prétend maintenant appliquer à la lettre la décision de justice en supprimant purement et simplement tout référencement aux sites des journaux concernés! Alors qu’il ne leur était demandé que de retirer les publications de GOOGLE NEWS, ils les ont carrément retirer de GOOGLE SEARCH. Le moins que l’on puisse dire c’est que cette une interprétation assez partiale de la loi.

Du coup les critiques fusent sur le compte du moteur de recherche N°1. "GOOGLE n’est au fonds qu’une agence de pub qui fait payer ses services" commente-t-on dans les rédactions prisent au piège.

Personnellement je trouve GOOGLE bien mauvais perdant. En outre il agit de manière brutale. On est aussi en droit de se demander s’il n’y a pas là un abus de position dominante. De plus, cette bataille judiciaire n’est pas anodine, il s’agit du respect des droits d’auteurs mais aussi de la liberté de presse car un pan entier des sites d’information francophones a disparu du jour au lendemain! Il s’agit bel et bien de censure.

On sait pourtant que GOOGLE lutte contre l’application de la censure par la République Populaire de Chine. Alors à quel jeu jouent-ils? Leur réponse est que, primo c’est la justice américaine qui est compétente pour trancher ce litige. Deuzio: les journaux gagnent des lecteurs par leurs services. Et troisièmement: c’est la justice belge qui leur a ordonné de ne plus indexer le contenu des articles sous peine d’une astreinte de 25.000 € par violation.

En attendant la suite du feuilleton judiciaire, je passe sur un autre moteur de recherche. Ben tiens je vais me gêner! Que ceux qui défendent la liberté de la presse me suive. L’internaute est roi, s’il visionne les pubs sur le net alors il a droit à une information libre. C’est un peu un contrat implicite, et aujourd’hui en ce qui me concerne il a été rompu! Google ne pourrait que se rétracter si le mouvement est suivi. 1, 2, 3 Chan-gez :D

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À propos de Le 16

Chroniqueur / Intervenant spécialisé dans la politique américaine.
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