Jeb Bush est issu d’une famille de présidents. Son frère aîné a résidé à la Maison Blanche de 2000 à 2008 tandis que son père a dirigé le pays durant au début des années nonante.
Lui-même gouverneur de Floride pendant 8 ans, il ressemble plutôt à son père qui comme lui s’identifie davantage à l’aile modérée du parti que George Jr.
Déjeunant ce matin avec les journalistes de Bloomberg, il a pris ses distance avec la radicalisation de son parti, le parti républicain dont les membres ne semblent plus disposés à faire quelques compromis que ce soit avec la gauche libérale. "Reagan et mon père auraient difficile de se reconnaître dans cette période marquée par (l’influence du) Tea Party" a-t-il déclaré. Un constat qui semble partagé par les analystes conservateurs du New York Times.
Lui-même marié à une femme d’origine mexicaine, Jeb Bush regrette les positions récemment adoptées par Mitt Romney au sujet de l’immigration. Ainsi a-t-il commenté le soutien du candidat républicain à la présidence aux lois répressives votées en Arizona: "Mitt Romney, en reprenant les positions d’une partie de l’électorat particulièrement en colère, s’est mis dans une sorte de boîte dont il sera difficile de sortir par la suite."
L’électorat latino pèse désormais d’un poids non négligeable sur l’issue des élections présidentielles américaines. Regroupant 50 millions de personnes, la minorité hispanique représente aujourd’hui un sixième de la population américaine.



